Quand j'ai écrit Écho, j'ai voulu exprimer ce voyage intérieur, cette quête que chacun mène pour découvrir qui il est vraiment. L’âme résonne souvent d’une façon que les mots ne peuvent capturer entièrement. Entre ombre et lumière, il y a ce contraste, cette danse mystérieuse qui fait que l'on se cherche, se perd, puis se retrouve.
Chaque strophe est une étape de ce cheminement. "Parcourir son essence" est pour moi la manière d’aller au plus profond de soi, de ne pas simplement suivre les normes imposées. C’est aussi braver les tempêtes, même si parfois, cela se fait inconsciemment, comme dans le sommeil. Dans ces moments de lutte, l'audace devient une boussole, nous guidant sur des sentiers que personne n’a tracés avant nous.
J’ai aussi voulu parler de cette écoute intérieure – ce murmure qu’on ressent au creux de soi, qui nous donne des vérités silencieuses. Ce silence dense est une source de renouveau, où l'on se débarrasse des bruits extérieurs pour entendre la vérité de notre être.
Il est essentiel, pour moi, de ne pas revenir en arrière dans ce processus. J’ai cherché à exprimer la beauté de cet abandon à l’infini de soi, à ne plus se retenir face à ce que l’on est vraiment.
Dans le "vide fécond," j'ai vu la naissance d'une plénitude. Ce vide, bien qu’effrayant, est riche en réponses et en paix. C’est là que l’âme se fond avec la certitude d’exister dans quelque chose de plus vaste.
Pour finir, en écrivant "Oser, c'est exister," je voulais rappeler que la vie vraie ne commence que lorsqu’on ose être soi-même, loin des apparences. C’est une invitation à vivre avec cette pureté intérieure, ce "diamant" que chacun porte en soi.
Cohabitation
Publié le : 03/03/2024 | N° 2024-0029
Existence
Dans ce poème, j'ai voulu explorer la cohabitation entre le monde tangible et l'invisible, entre les vivants et les souvenirs. La vieille demeure symbolise le passé, les murs chargés d'histoire, et le fantôme qui l'habite représente ces traces invisibles que chacun porte avec soi. C’est une présence qui peut à la fois nous effrayer et nous fasciner, un mystère qui nous questionne sur notre propre existence.
L'humain, qui se sent étranger et parfois anxieux dans cet environnement, symbolise notre quête de compréhension et notre besoin de réponses. Il doute, il est nerveux face à cette énigme : que signifie cette présence ? Est-elle réelle ? Ce questionnement crée un certain malaise, mais aussi un désir de comprendre et de donner un sens à cette connexion entre le visible et l'invisible.
Le chat, quant à lui, représente la curiosité, l’innocence, et même une sorte de médiateur entre les mondes. Par son regard brillant et ses gestes joueurs, il ne semble pas effrayé par le fantôme, comme si la frontière entre la vie et la mort n'existait pas pour lui. Il invite le fantôme à interagir, à se libérer du passé, tout en apaisant les peurs de l'humain. Sa présence ajoute une touche légère et harmonieuse, rappelant que tout n'est pas à prendre avec gravité et que des liens doux peuvent se former malgré les différences.
Au fur et à mesure, un processus d'acceptation émerge entre les trois entités. L'humain finit par reconnaître la présence du fantôme et accepte son existence. Le fantôme, en retour, semble se libérer d’une solitude éternelle, trouvant une certaine paix dans cette cohabitation. Ensemble, ils transcendent leurs différences et établissent une harmonie, où le mystère devient presque familier, où chacun trouve sa place dans un équilibre inattendu.
Ce poème est donc une métaphore de la paix intérieure qu'on peut trouver lorsqu'on accepte les mystères de la vie, les doutes, et les incertitudes qui accompagnent notre existence. En unissant nos peurs, nos curiosités, et nos quêtes de sens, il est possible de trouver une beauté et une harmonie au-delà des apparences, dans une cohabitation enrichissante avec nous-mêmes et nos souvenirs.