Les Cles Interieures

Publié le : 24/10/2025 | N° 2025-0227
Liberté
Les Clés Intérieures

Nous sommes souvent les gardiens de nos prisons,
tissées de pensées trop étroites,
de peurs anciennes qui murmurent encore
dans l’ombre de nos jours.

Nous accusons le monde,
mais les clés dorment en nous,
silencieuses, patientes,
dans ce lieu sans nom où la conscience s’éveille.

Nous voyons des chaînes
là où l’air pourtant circule,
des murs sans matière
que la crainte érige au bord du souffle.

Chaque pas vers l’inconnu
devient vertige,
et l’âme, croyant fuir,
s’enferme dans l’idée d’un destin.

Pourtant, le bonheur n’est pas ce mirage lointain,
il palpite sous la peau du moment,
dans l’espace tranquille
où le regard se dépose sans vouloir comprendre.

Aucune prison n’a de pierre ni de fer, 
seulement des pensées trop serrées,
des reflets de peur qu’un souffle peut dissoudre.

Quand la vision s’ouvre,
les murs tombent d’eux-mêmes,
et la lumière, douce et nue,
revient habiter le cœur.

La vraie liberté n’est pas conquise,
elle s’offre dans l’instant,
comme une présence discrète
au creux du tumulte.

Ce n’est pas le monde qui change,
c’est le regard qui s’incline,
et, dans cette inclinaison,
tout s’apaise.

Laetitia Bouchereau - Publié le, 24 octobre 2025
Copyright © 2025, Tous Droits Réservés.
Poème écrit par Laetitia Bouchereau, "Les Clés Intérieures"

Automne

Publié le : 27/10/2025 | N° 2025-0228
Saisons
Automne

L’automne glisse sur la terre,
comme un souffle léger sur la peau du monde.
Les feuilles murmurent entre elles,
rouges, or, cuivre, orangées comme des éclats de lumière,
parfois tâchetées de brun ou de vert encore tenace.

L’air sent la pluie, la mousse et la pomme mûre,
un parfum doux qui s’invite dans chaque pas.
Le sol est couvert de tapis froissés,
roulant et tournoyant sous nos pieds,
comme des souvenirs qu’on effleure sans y penser.

Les arbres s’inclinent lentement,
leurs bras jaunes, rouges et roux se penchent dans le vent,
comme pour se raconter des histoires,
des histoires qu’on entend seulement quand on s’arrête,
quand on ferme les yeux et qu’on écoute.

La lumière descend en miettes dorées,
caresse nos mains, nos joues, nos cheveux,
comme un ami qui n’a rien à dire,
juste à laisser sa chaleur se déposer sur nous.

Et dans le silence tendre de l’automne,
tu sens une douceur s’étendre en toi,
une chaleur fragile qui reste malgré le vent et le froid,
comme si le monde offrait un refuge
où tout ce qui change pouvait rester beau.

Laetitia Bouchereau - Publié le, 27 octobre 2025
Copyright © 2025, Tous Droits Réservés.
Poème par Laetitia Bouchereau, "Automne"

Au Bord Du Choix

Publié le : 28/10/2025 | N° 2025-0229
Existence
Au Bord du Choix

Au bord du choix, le silence respire,
Un pas suffit pour tout construire ou détruire.
Le monde attend, suspendu dans sa clarté,
Comme une page avant d’être habitée.

La vie s’avance, timide, incertaine,
Dans l’air tremble un souffle, une veine.
Chaque seconde ploie sous sa lumière,
Et nous hésitons, c’est là notre prière.

Nos mains tremblent, pleines de possibilités,
Les heures s’ouvrent, fragiles, inflexibles.
Dans ce presque, dans ce rien encore,
Tout l’avenir murmure et s’endort.

Une étoile cligne, non pour guider,
Mais pour rappeler qu’il faut décider.
Et peut-être qu’aimer, c’est cela :
Choisir, sans savoir, mais être là.

Laetitia Bouchereau - Publié le, 28 octobre 2025
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Poème écrit par Laetitita Bouchereau, "Au Bord du Choix"
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