Voyage Au Cœur Des Poètes

Publié le : 10/12/2025 | N° 2025-0260
Rêve et Imagination
Voyage au Cœur des Poètes

Dans l’ombre où Rimbaud tresse un souffle incertain,  
Les étoiles se posent au creux d’un matin fin ;  
Le vent, léger, déplie ses ailes sur la nuit,  
Et la clarté fragile en silence s’y suit.

Hugo dresse ses cieux où tremble la colère,  
Mais dans ses vastes bras s’accueille la lumière ;  
Chaque mot, tel un pont entre le temps et l’espace,  
Frôle l’infini doux où la pensée se lasse.

Baudelaire distille un éclat aux teintes sombres,  
Les fleurs de son spleen dans l’air muet se décombrent ;  
Chaque parfum porté sur la brume d’ivoire  
Révèle la profondeur de l’ombre et de l’espoir.

Verlaine, en gouttes fines, caresse la mémoire,  
Une pluie de murmures suspend la trajectoire ;  
Ses vers coulent, argentés, dans le cœur de la brume,  
Et laissent un reflet où le silence s’allume.

Lamartine étend l’eau comme un souffle suspendu,  
Chaque vague effleure un matin à peine né ;  
Musset cueille l’illusion dans les plis du jour,  
Et le temps se dépose au seuil du grand séjour.

Nerval glisse en mystère, fragile et aérien,  
Sa voix s’élève, tremble et rejoint le lointain ;  
Dans la brume des songes, un secret se déploie,  
Et la lumière surgit du voile de sa voix.

Apollinaire, en gestes clairs, trace des constellations,  
Ses mots flottent au vent comme des invitations ;  
Chaque lettre, chaque souffle, chaque trait d’encre pure  
Tisse un firmament de formes et de murmures.

Alors, de toutes ces voix, un lieu se fait silence,  
Un espace suspendu, tissé d’évidence ;  
L’âme s’y détache, s’élève et respire enfin,  
Et le poème s’achève en un lumineux chemin.

Laetitia Bouchereau - Publié le, 10 décembre 2025  
Copyright © 2025, Tous Droits Réservés.
Poème écrit par Laetitia Bouchereau, "Voyage au Cœur des Poètes"

L’aube Qui S’ouvre

Publié le : 11/12/2025 | N° 2025-0261
Amour
L’Aube qui s’Ouvre

Nous sommes des voyageurs dans l’infini du ciel,  
Poussière d’étoiles glissant dans le bal éternel.  
Tourbillons d’univers où nos âmes se dévoilent,  
Dansant sans fin, portées par l’aube qui s’ouvre.

La vie, douce flamme, un souffle suspendu,  
Un éclat qui s’efface sans être jamais perdu.  
Un instant d’éternité, si fragile, si léger,  
Où nos âmes se frôlent, se cherchent, puis se lient  
Dans l’éphémère vibrant ou l’infini qui s’étire.

Dans cette parenthèse où l’éternité se tait,  
Le temps, soudain, s’apaise, retenu, effleuré.  
Un regard, un sourire, un instant silencieux,  
Gravé dans l’immensité, discret mais radieux.

Laetitia Bouchereau - Publié le, 11 décembre 2025  
Copyright © 2025, Tous Droits Réservés.
Poème écrit par Laetitia Bouchereau, "L’Aube qui s’Ouvre"

Feu Précieux

Publié le : 12/12/2025 | N° 2025-0262
Identité
Feu Précieux

Tu t’es avancé, le cœur à nu,  
Dans le tissu profond des choses.  
Rien ne t’a forcé : c’était l’appel  
D’une clarté ancienne qui se déposait en toi.

Tu as choisi le voile pour mieux sentir,  
Pour laisser affleurer, sous le souffle,  
Les fragments cachés de ton propre ciel.  
Et dans le silence, un espace s’est ouvert.

Tu crois parfois marcher seul,  
Pourtant un fil vibrant te traverse,  
Invisible, patient, toujours vivant,  
Comme une braise au creux du soir.

Il parle en murmures tièdes,  
Dans la lente chaleur qui veille.  
Il ne revient pas de loin :  
Il naît en toi, à chaque respiration.

Tu n’es pas venu pour t’éclipser,  
Mais pour laisser ton ombre se pacifier,  
Et ta lumière se déplier,  
Comme une herbe fine cherchant le jour.

Les doutes que tu portes ne sont que traces,  
Des poussières de gestes anciens.  
Ils glissent dès que tu t’accordes,  
Dès que ton pas retrouve sa forme tranquille.

Quand tu te retiens, quand tout vacille,  
Ce n’est qu’une image d’autrefois,  
Un souffle étranger resté en suspens,  
Qui se dissout dès que tu le regardes.

Regarde-toi sans éloigner ton regard.  
Ce que tu cherches respire déjà.  
Tu n’as pas à franchir d’autres cieux :  
Ton feu précieux les contient tous.

Ton pas, ton souffle, ta lumière simple  
Fleurissent le monde à leur manière.  
Dans ce geste net, tu nais encore,  
Élan doux, présence claire, retour sans fin.

Laetitia Bouchereau - Publié le, 12 Décembre 2025  
Copyright © 2025, Tous Droits Réservés.
Poème écrit par Laetitia Bouchereau, "Feu Précieux"
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