Ce poème est un petit voyage à travers mes poètes préférés. Rimbaud, Hugo, Baudelaire… chacun ouvre une fenêtre sur son univers, et j’ai essayé de capter ce souffle, ces lumières et ces ombres qui font vibrer leurs mots. Chaque vers est pensé pour respirer doucement, comme un murmure qui accompagne la lecture.
J’y ai mis la délicatesse et la sensibilité qui me touchent dans la poésie : un espace pour rêver, ressentir, et se laisser emporter par les images et les émotions. C’est un hommage mais aussi une invitation à prendre un moment pour écouter les voix des poètes, et laisser leur monde toucher le nôtre.
Ce poème est né d’un souffle cosmique et intime. Il parle de nous, voyageurs dans l’infini, de cette sensation fragile et lumineuse d’exister au milieu de l’univers, de se frôler, de se lier dans l’éphémère et l’éternel. Chaque image — poussière d’étoiles, souffle suspendu, aube qui s’ouvre — cherche à capturer la poésie des instants où le temps semble se suspendre.
Il raconte aussi la douceur des rencontres, la beauté silencieuse d’un regard ou d’un sourire, gravés dans l’immensité. J’ai voulu que le poème soit comme un souffle, léger et lumineux, qui nous rappelle que même dans l’éphémère, il y a des éclats d’éternité.
Ce poème parle d’un mouvement intérieur très simple : la manière dont chacun avance avec ses zones d’ombre, ses élans et ses doutes, tout en laissant apparaître une lumière plus profonde qui n’a jamais disparu. Le texte invite à regarder cette présence intime non comme une quête lointaine, mais comme quelque chose qui se dévoile doucement dès qu’on cesse de se juger ou de se contraindre.
Il ne cherche pas à donner une direction ni une morale. Il décrit seulement cette expérience : sentir que ce qui nous traverse, chaleur, fragilité, clarté, hésitation, fait partie d’un même geste vivant. Le “feu précieux”, c’est cette énergie calme qui existe déjà en chacun, et qui se révèle lorsqu’on lui laisse de l’espace.