Vagues De Vie

Publié le : 23/12/2025 | N° 2025-0270
Phénomènes naturels
Vagues de Vie,

La mer se déploie, vaste respiration.  
Chaque vague porte une nuance, un secret,  
quelque chose d’indicible qui se forme puis s’éloigne,  
comme si la vie cherchait, doucement, ses mots.

Il y a des élans qui frappent fort,  
qui bousculent les lignes intérieures  
et obligent à se tenir un peu plus droit.  
Puis vient ce retrait doux, presque timide,  
laissant un espace où reprendre souffle.

Parfois, le tumulte s’installe sans prévenir.  
Il secoue, déplace, ouvre des brèches silencieuses.  
Dans ces instants-là, il arrive qu’on souhaite disparaître  
dans un repli tranquille, juste pour se reposer.

Mais le mouvement revient, avec d’autres couleurs.  
Des vagues plus simples, plus lentes,  
qui apprennent à ne pas brusquer le monde.  
Elles avancent sans urgence  
et n’emportent que le superflu.

Même le calme n’est jamais parfaitement lisse.  
Un clapotis discret rappelle qu’on existe encore,  
qu’on avance peut-être à peine,  
mais qu’on avance malgré tout.

Alors la mer continue, vivante et attentive.  
Elle enlace l’ombre comme la lumière,  
sans promettre, sans contraindre,  
simplement présente.  
Et la vie, à son rythme,  
trouve peu à peu sa forme.

Laetitia Bouchereau - Publié le, 23 décembre 2025  
Copyright © 2025, Tous Droits Réservés.
Poème écrit par Laetitia Bouchereau, "Vagues de Vie"

Voix : générée par l’IA ElevenLabs

Noël

Publié le : 23/12/2025 | N° 2025-0271
Existence
Noël,

Noël.  
Ce mot heurte  
comme une lumière trop crue.

À tout âge,  
cette saison dérange.  
Tables pleines  
de silences maquillés,  
sourires en costume,  
réunions de bien-pensants  
où l’on s’applique  
à faire semblant.

Un Noël merveilleux  
serait ailleurs.  
Deux âmes, hors du bruit.
Face à la mer.  
Sans témoins.  
Sans tension.  
Sans rôle à tenir.

Être soi.  
Simplement.  
Face à l’être aimé,  
comme on se tient  
face à l’horizon.

Noël est devenu  
une chaîne de gestes obligés.  
Cadeaux achetés  
parce qu’il le faut.  
Objets qui circulent  
sans désir,  
sans nécessité,  
sans élan.

Pourquoi attendre une date  
pour donner ?  
Pourquoi ce rendez-vous imposé  
de la générosité ?

Un cadeau,  
s’il a un sens,  
devrait surgir  
sans calendrier,  
sans injonction,  
directement du cœur.

Noël est une fête d’enfants.  
Seulement d’enfants.

Eux seuls savent  
attendre sans calcul,  
recevoir sans dette,  
croire sans ironie.

Pourquoi, adultes,  
jouer encore  
ce théâtre ?  
Pourquoi forcer l’émotion  
à heure fixe ?

Oui, Noël dérange.

Peut-être  
l’absence d’enfants.  
Peut-être.

Mais cela ne contredit rien.  
Cela confirme.

Noël appartient  
à l’enfance.  
À l’émerveillement vrai.  
Pas aux adultes fatigués  
qui s’offrent des objets  
pour combler des absences.

La mer.  
Le silence.  
La vérité d’un regard.  
Un amour sans décor.

Et cela suffit.

Laetitia Bouchereau - Publié le, 24 décembre 2025  
Copyright © 2025, Tous Droits Réservés.
Poème écrit par Laetitia Bouchereau, "Noël"

Voix : générée par l’IA ElevenLabs

Au Creux De Mon Souffle

Publié le : 26/12/2025 | N° 2025-0272
Amour
Au Creux De Mon Souffle,

Tu n’es pas dans ma vie,  
Tu es dans mon cœur, dans mon esprit,  
Là où les silences respirent  
Et où les vérités n’ont plus besoin de mots.

Je le sais, au plus profond de moi :  
Je ne saurais survivre à une rupture.  
Pas à celle qui déchire l’âme,  
Pas à celle qui arrache ce qui n’a jamais été possédé,  
Mais profondément reconnu.  
Est-ce pour cela que tu restes si loin ?

Tu peux être tout autre aujourd’hui,  
Un autre visage, une autre voix,  
Une autre manière d’habiter le monde.  
Ou simplement l’âme que tu étais déjà.  
Cela ne change rien.

Car ce n’est pas qui tu es qui m’a touchée,  
Mais ce que j’ai ressenti en ta présence,  
Cette vibration muette qui effleure la peau de l’âme,  
Ce frisson sans promesse, mais brûlant comme un secret,  
Ce lien sans forme ni serment, invisible mais ardent.

Je garde cela en moi,  
Comme on garde une braise sous la cendre,  
Et parfois elle s’éveille, douce et sauvage,  
Telle une flamme qui caresse et consume à la fois.

Même si tout au fond de moi, mon cœur, mon être  
N’attend que toi, espère que toi,  
Les années passent et pourtant j’y crois encore,  
Comme on croit à l’océan qui jamais ne trahit son horizon,  
Comme on croit à l’ombre qui joue avec la lumière.

Et dans le secret de mon souffle retenu,  
Je sens ton absence se faire caresse,  
Chaque pensée effleure ton être invisible,  
Et mon cœur, palpitant, t’appelle dans l’infini de nos songes.

Laetitia Bouchereau - Publié le, 26 décembre 2025  
Copyright © 2025, Tous Droits Réservés.
Poème écrit par Laetitia Bouchereau, "Au Creux De Mon Souffle"

Voix : générée par l’IA ElevenLabs

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