Noël

Publié le : 23/12/2025 | N° 2025-0271
Existence
Noël,

Noël.  
Ce mot heurte  
comme une lumière trop crue.

À tout âge,  
cette saison dérange.  
Tables pleines  
de silences maquillés,  
sourires en costume,  
réunions de bien-pensants  
où l’on s’applique  
à faire semblant.

Un Noël merveilleux  
serait ailleurs.  
Deux âmes, hors du bruit.
Face à la mer.  
Sans témoins.  
Sans tension.  
Sans rôle à tenir.

Être soi.  
Simplement.  
Face à l’être aimé,  
comme on se tient  
face à l’horizon.

Noël est devenu  
une chaîne de gestes obligés.  
Cadeaux achetés  
parce qu’il le faut.  
Objets qui circulent  
sans désir,  
sans nécessité,  
sans élan.

Pourquoi attendre une date  
pour donner ?  
Pourquoi ce rendez-vous imposé  
de la générosité ?

Un cadeau,  
s’il a un sens,  
devrait surgir  
sans calendrier,  
sans injonction,  
directement du cœur.

Noël est une fête d’enfants.  
Seulement d’enfants.

Eux seuls savent  
attendre sans calcul,  
recevoir sans dette,  
croire sans ironie.

Pourquoi, adultes,  
jouer encore  
ce théâtre ?  
Pourquoi forcer l’émotion  
à heure fixe ?

Oui, Noël dérange.

Peut-être  
l’absence d’enfants.  
Peut-être.

Mais cela ne contredit rien.  
Cela confirme.

Noël appartient  
à l’enfance.  
À l’émerveillement vrai.  
Pas aux adultes fatigués  
qui s’offrent des objets  
pour combler des absences.

La mer.  
Le silence.  
La vérité d’un regard.  
Un amour sans décor.

Et cela suffit.

Laetitia Bouchereau - Publié le, 24 décembre 2025  
Copyright © 2025, Tous Droits Réservés.
Poème écrit par Laetitia Bouchereau, "Noël"

Voix : générée par l’IA ElevenLabs

Au Creux De Mon Souffle

Publié le : 26/12/2025 | N° 2025-0272
Amour
Au Creux De Mon Souffle,

Tu n’es pas dans ma vie,  
Tu es dans mon cœur, dans mon esprit,  
Là où les silences respirent  
Et où les vérités n’ont plus besoin de mots.

Je le sais, au plus profond de moi :  
Je ne saurais survivre à une rupture.  
Pas à celle qui déchire l’âme,  
Pas à celle qui arrache ce qui n’a jamais été possédé,  
Mais profondément reconnu.  
Est-ce pour cela que tu restes si loin ?

Tu peux être tout autre aujourd’hui,  
Un autre visage, une autre voix,  
Une autre manière d’habiter le monde.  
Ou simplement l’âme que tu étais déjà.  
Cela ne change rien.

Car ce n’est pas qui tu es qui m’a touchée,  
Mais ce que j’ai ressenti en ta présence,  
Cette vibration muette qui effleure la peau de l’âme,  
Ce frisson sans promesse, mais brûlant comme un secret,  
Ce lien sans forme ni serment, invisible mais ardent.

Je garde cela en moi,  
Comme on garde une braise sous la cendre,  
Et parfois elle s’éveille, douce et sauvage,  
Telle une flamme qui caresse et consume à la fois.

Même si tout au fond de moi, mon cœur, mon être  
N’attend que toi, espère que toi,  
Les années passent et pourtant j’y crois encore,  
Comme on croit à l’océan qui jamais ne trahit son horizon,  
Comme on croit à l’ombre qui joue avec la lumière.

Et dans le secret de mon souffle retenu,  
Je sens ton absence se faire caresse,  
Chaque pensée effleure ton être invisible,  
Et mon cœur, palpitant, t’appelle dans l’infini de nos songes.

Laetitia Bouchereau - Publié le, 26 décembre 2025  
Copyright © 2025, Tous Droits Réservés.
Poème écrit par Laetitia Bouchereau, "Au Creux De Mon Souffle"

Voix : générée par l’IA ElevenLabs

Le Sel Du Regard

Publié le : 02/01/2026 | N° 2026-0000
Emotions
Le Sel du Regard,

Dans le silence humide d’une paupière close,  
La lumière s’égare et devient respiration.  
Un frisson d’azur glisse, se pose, se dépose,  
Comme un secret confié à la peau de l’horizon.

L’œil n’est plus regard, il est seuil et dérive,  
Une mer contenue dans un cercle fragile,  
Où le monde s’abandonne, lentement captif,  
À l’éclat tremblé d’une présence immobile.

Chaque perle de pluie épouse la courbe du temps,  
Suspendue entre l’attente et la chute possible ;  
Elle sait ce que tait le corps en consentant,  
Lorsque le frisson devient langage indicible.

Rien ne pèse ici, ni faute ni désir,  
Seulement la douceur d’un instant qui respire,  
Une lente caresse offerte sans vouloir prendre,  
Un battement nu, libre de se répandre.

Ainsi l’âme affleure, translucide et fidèle,  
Dans l’éclat mouvant d’un regard ouvert ;  
Et le monde, un instant, se tait devant elle,  
Comme s’il apprenait à voir sans se faire chair.

Laetitia Bouchereau - Publié le, 2 Janvier 2026  
Copyright © 2026, Tous Droits Réservés.
Poème écrit par Laetitia Bouchereau, "Le Sel du Regard"

Voix : générée par l’IA ElevenLabs

Accueil Retour au choix des poèmes

Facebook de Laetitia Bouchereau

Ce site est hébergé par IONOS