À Pas Lents, Vers L’autre
À Pas Lents, Vers l’Autre Il est des amours que le printemps éclaire, D’un soupir léger, d’une lumière sincère. Ils dormaient sous l’écorce, au secret des saisons, Et renaissent un jour sans bruit, sans raison. Ils attendaient l’aube, le chant d’un matin, Pour glisser sans crainte le long d’un chemin. Deux âmes qui marchaient chacune à leur tour, Pour mieux se comprendre avant le retour. Il est des silences pleins de doux présages, Des absences fertiles aux tendres paysages. Rien ne s’efface, tout s’apprivoise, Même l’amour lorsqu’il prend une pause. Ils reviennent blessés mais pleins de lumière, Comme l’arbre fendu qui refait ses pierres. Plus calmes, plus vrais, lavés de l’effroi, Se tenant la main sans fuir cette fois. Et s’ils se retrouvent au bord du sentier, C’est pour cheminer sans plus se quitter. Avec cette force que donne le temps, Et le cœur ouvert au chant du printemps. Publié le, 06 Avril 2025 ©Avril 2025, Laetitia Bouchereau
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Poèmes mis à jour le : 09/01/2026 17:13:43
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