Ce poème, je l’ai écrit dans l’intention de mettre des mots sur une douleur complexe, un tourbillon émotionnel que je peine à saisir, mais qui ne cesse de me submerger. Il parle de cette lutte que je mène contre mes propres pensées, contre l’image de quelqu’un qui, bien que physiquement absent, occupe une place immense dans mon esprit. J’essaie d'avancer, mais chaque fois que je le fais, son image revient, implacable.
Je me trouve partagée entre l’envie de l’oublier, de libérer mon cœur de cette emprise, et l’impossibilité de m’en détacher. La chaleur de mes sentiments me brûle, m'envahit, mais cette chaleur est aussi douce, presque addictive. Je sais qu’elle me consume, et pourtant, j’y trouve un étrange réconfort, un apaisement dans l’intensité de ce que je ressens.
Écrire ces vers, c’est une manière de comprendre cette présence persistante qui m'envahit, de tenter de poser des mots sur ce qui semble flou, confus, irrationnel.
Et puis, il y a cette lutte. Je lutte contre le flot de ces émotions qui me submergent. Parfois, je me sens perdue, comme une combattante qui ne cesse de se battre contre un ennemi invisible. Mais cette lutte, aussi douloureuse soit-elle, est aussi une forme de résilience, un moyen de garder une certaine dignité face à ces sentiments. C’est ma façon de dire que, malgré tout, je résiste, je continue de vivre, même si mon cœur reste en attente, coincé et le désir de me libérer.