Oserais-je Rever

N° 2025-0156 | Publié le : 11/07/2025
Amour

Oserais-je Rêver Oserais-je rêver qu’un jour, sans nuage, Vous murmuriez : « J’ai tout lu, chaque message » ? Le cœur ouvert, entre feu et orage, Vous seriez là, au bord de mon langage. Vous auriez pris le temps, dans l’invisible, D’écouter battre une voix indicible. Heureux celui qui tend, sans exigence, Son âme nue à la douce imprudence. Car j’ai écrit, parfois comme on respire, Le cœur tremblant, la main guidée par l’absence. Mes mots sont nés d’une source troublée, Fêlés de doute, de rêves dérobés. Ils sont venus par vagues et mirages, Par nuits sans lune et jours sans paysage. Je les ai dits sans masque, sans défense, Offerts ainsi, sans l’ombre d’une offense. Vous les lirez peut-être, ou peut-être pas, Mais moi, j’aurai tenté ce pas. J’aurai lancé ma voix dans le silence, Comme une étoile à la mer, guidée par l’absence. Ceux qui écrivent savent cette douleur, D’espérer tout en taisant leur peur. Ils sèment sans savoir si la terre est fertile, Et chaque page est une prière fragile. J’ai glissé là des miettes d’humanité, Mes soifs, mes failles, mes éclairs de clarté. Et s’il advenait que vous les retrouviez, Que votre cœur s’y soit un jour lié, Alors peut-être, dans l’écho discret, Je sentirais qu’un sens renaît. Que chaque vers, chaque souffle écrit, N’a pas sombré seul dans la nuit. Car le temps passe et jamais ne s’efface, Tout laisse une empreinte, tout a sa place. Et même l’oubli, parfois, se souvient, Des mots qu’un jour vos yeux ont effleurés. Oser écrire, c’est déjà embrasser, L’immense vertige de ne pas savoir, Mais croire encore qu’un regard, un soir, Touchera l’ombre où j’attends sans bruit. Laetitia Bouchereau - Publié le, 11.07.25 Copyright © 2025, Tous Droits Réservés.

Oserais-je Rêver

Oserais-je rêver qu’un jour, sans nuage,
Vous murmuriez : « J’ai tout lu, chaque message » ?
Le cœur ouvert, entre feu et orage,
Vous seriez là, au bord de mon langage.

Vous auriez pris le temps, dans l’invisible,
D’écouter battre une voix indicible.
Heureux celui qui tend, sans exigence,
Son âme nue à la douce imprudence.

Car j’ai écrit, parfois comme on respire,
Le cœur tremblant, la main guidée par l’absence.
Mes mots sont nés d’une source troublée,
Fêlés de doute, de rêves dérobés.

Ils sont venus par vagues et mirages,
Par nuits sans lune et jours sans paysage.
Je les ai dits sans masque, sans défense,
Offerts ainsi, sans l’ombre d’une offense.

Vous les lirez peut-être, ou peut-être pas,
Mais moi, j’aurai tenté ce pas.
J’aurai lancé ma voix dans le silence,
Comme une étoile à la mer, guidée par l’absence.

Ceux qui écrivent savent cette douleur,
D’espérer tout en taisant leur peur.
Ils sèment sans savoir si la terre est fertile,
Et chaque page est une prière fragile.

J’ai glissé là des miettes d’humanité,
Mes soifs, mes failles, mes éclairs de clarté.
Et s’il advenait que vous les retrouviez,
Que votre cœur s’y soit un jour lié,

Alors peut-être, dans l’écho discret,
Je sentirais qu’un sens renaît.
Que chaque vers, chaque souffle écrit,
N’a pas sombré seul dans la nuit.

Car le temps passe et jamais ne s’efface,
Tout laisse une empreinte, tout a sa place.
Et même l’oubli, parfois, se souvient,
Des mots qu’un jour vos yeux ont effleurés.

Oser écrire, c’est déjà embrasser,
L’immense vertige de ne pas savoir,
Mais croire encore qu’un regard, un soir,
Touchera l’ombre où j’attends sans bruit.

Laetitia Bouchereau - Publié le, 11.07.25
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