Dans ce poème, je parle de l’essence de l’existence qui prend racine dans l’amour et dans le regard de l’autre. C’est une vision profonde de la manière dont nous devenons nous-mêmes, non seulement à travers ce que nous faisons ou disons, mais aussi par la manière dont nous sommes perçus et aimés. Si l’être aimé me regarde, c’est comme si je devenais réel et pleinement moi-même, éclairée par ce regard. Ce regard est plus qu’un simple échange visuel, c’est un acte de création et de reconnaissance, comme un feu qui éclaire les ténèbres.
Je me sens comme un être qui vivrait au cœur de l’amour, nourrie par la lumière de cet amour, un amour si précieux qu’il donne à mon existence une forme, une direction. Il me protège des ténèbres, et dans ce regard, chaque moment devient lumineux, éternel, comme une étoile qui ne s’éteint jamais.
L’idée que « si tu me voyais, alors j’existerais » renvoie à cette notion que nous sommes, en partie, ce que l’on voit et ce que l’autre choisit de percevoir en nous. Sans ce regard bienveillant, nous pourrions nous perdre dans l’indifférence ou l’oubli. Pourtant, même face à l’adversité ou à l’oubli du monde, le simple fait de rester dans ce regard, même sous forme de reflet, est une manière de garantir une forme d’éternité, un souvenir vivant dans l’âme de l’autre. C’est une déclaration de dévouement et de confiance dans l’amour, celui qui, même dans les moments sombres, nous maintient présents et chers au cœur de l’autre.