Engagement

N° 2025-0245 | Publié le : 19/11/2025
Animaux

Engagement Il n’y a rien de plus désarmant qu’un animal. Une respiration qui ne triche pas, un regard qui ne demande rien mais qui espère tout. Et pendant que nos vies courent, certains attendent derrière des portes froides, sans comprendre où s’est enfuie la main qui un jour les avait choisis. Les heures tombent sur eux comme une poussière lente, sans explication, sans voix à suivre. Ils n’ont commis aucune faute. Ils n’ont pas brisé de règle. Ils ont juste été là, trop confiants, trop ouverts, offerts au premier sourire humain qui passait à portée de leur cœur. Eux… ils ne savent faire que ça : aimer. Avec cette façon simple de vibrer quand quelqu’un s’approche, comme si chaque pas vers eux réparait un morceau du monde. Ce qui me serre, c’est d’imaginer leurs nuits, ces museaux posés contre un sol sans odeur de foyer. Les corps roulés contre eux-mêmes pour se tenir chaud, sans personne pour dire que le matin viendra. Leur patience est un murmure, un fil qui s’accroche à presque rien. Ils ne réclament pas grand-chose : un espace où respirer enfin, un prénom prononcé avec une douceur vraie, une présence qui ne s’efface pas au premier contretemps. Si un jour tu ouvres ta porte à l’un d’eux, sache seulement que tu deviendras son repère. Il fera de tes silences un refuge, de tes gestes une lumière, et son cœur calera le sien au tien comme on s’habitue au bruit d’une maison vivante. Que chaque adoption soit une rencontre, pas un coup de tête, pas un baume sur un caprice. Une rencontre qui relie deux êtres, et fait de ton monde le sien. Car adopter, c’est faire une promesse sans bruit : être là jusqu’au bout, partager ce qu’on a, donner ce qu’on peut, et accompagner une vie aussi longtemps qu’elle nous est confiée. Laetitia Bouchereau - Publié le, 19 novembre 2025 Copyright © 2025, Tous Droits Réservés.

Engagement 

Il n’y a rien de plus désarmant qu’un animal.
Une respiration qui ne triche pas,
un regard qui ne demande rien
mais qui espère tout.

Et pendant que nos vies courent,
certains attendent derrière des portes froides,
sans comprendre où s’est enfuie la main
qui un jour les avait choisis.
Les heures tombent sur eux comme une poussière lente,
sans explication, sans voix à suivre.

Ils n’ont commis aucune faute.
Ils n’ont pas brisé de règle.
Ils ont juste été là,
trop confiants, trop ouverts,
offerts au premier sourire humain
qui passait à portée de leur cœur.

Eux… ils ne savent faire que ça : aimer.
Avec cette façon simple de vibrer
quand quelqu’un s’approche,
comme si chaque pas vers eux
réparait un morceau du monde.

Ce qui me serre,
c’est d’imaginer leurs nuits,
ces museaux posés contre un sol sans odeur de foyer.
Les corps roulés contre eux-mêmes pour se tenir chaud,
sans personne pour dire que le matin viendra.
Leur patience est un murmure,
un fil qui s’accroche à presque rien.

Ils ne réclament pas grand-chose :
un espace où respirer enfin,
un prénom prononcé avec une douceur vraie,
une présence qui ne s’efface pas au premier contretemps.

Si un jour tu ouvres ta porte à l’un d’eux,
sache seulement que tu deviendras son repère.
Il fera de tes silences un refuge,
de tes gestes une lumière,
et son cœur calera le sien au tien
comme on s’habitue au bruit d’une maison vivante.

Que chaque adoption soit une rencontre,
pas un coup de tête,
pas un baume sur un caprice.
Une rencontre qui relie deux êtres,
et fait de ton monde le sien.
Car adopter, c’est faire une promesse sans bruit :
être là jusqu’au bout,
partager ce qu’on a,
donner ce qu’on peut,
et accompagner une vie
aussi longtemps qu’elle nous est confiée.


Laetitia Bouchereau - Publié le, 19 novembre 2025
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Poèmes mis à jour le : 09/01/2026 17:13:43

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