Ce poème, je l’ai écrit pour décrire ce combat intérieur que l’on vit souvent entre le cœur et l’esprit, comme un décalage entre ce que l’on sait et ce que l’on ressent. Dans les moments de silence, c’est le cœur qui parle, mais parfois il va à l’encontre de ce que l’esprit a compris. Il s’attarde sur des douleurs passées, des émotions non résolues, et s’accroche à des souvenirs qui, comme des nuages sombres, obscurcissent le présent.
Il m’a fallu du temps pour accepter cette vérité, même si mon esprit l’avait déjà vue, cette vérité qui ne veut pas se faire entendre tout de suite par le cœur. C’est un chemin de guérison qui ne se fait pas d’un coup. Le cœur doit apprivoiser cette vérité, accepter ce que la raison a déjà su. C’est une danse lente, parfois inconfortable, entre l’intellect et les sentiments. La route est mouvante, parce qu'il y a des moments où je me sens tiraillée entre la rationalité et la vulnérabilité de mes émotions.
Mais peu à peu, la lumière commence à percer. C’est comme une lueur douce, discrète, qui finit par dissiper l’obscurité des pensées et des douleurs. Ce n’est qu’avec le temps et dans le silence de la nuit, quand l’esprit et le cœur peuvent enfin s’entendre, que j’accepte cette vérité que j'avais longtemps ignorée. Et dans ce moment de compréhension, tout devient plus serein, comme un apaisement, une réconciliation intérieure.