Ce poème est une exploration viscérale de la douleur et de la guérison. Il est né de l’envie de transformer des souvenirs sombres et complexes en une forme d’expression lumineuse, où le chaos trouve un sens, et où l’enfer devient le terreau de la renaissance.
Dans ce texte, je voulais avant tout rendre hommage à la résilience de l’enfant que j’ai été. La première partie décrit l’innocence brisée, le silence imposé par des événements trop lourds pour être portés à cet âge. Ces premières strophes plongent dans l’ombre, dans une souffrance indicible, où chaque contact, chaque rire, devient source de confusion et d’angoisse.
Mais le poème ne s’arrête pas à cette obscurité. Il bascule vers une rencontre, à la fois salvatrice et tourmentée. J’ai voulu capturer la complexité d’un amour qui guérit tout en étant maladroit, parfois destructeur. Cet amour, bien qu’imparfait, a été une clé pour me libérer de mes chaînes internes. C’est un hommage paradoxal à une personne qui, malgré ses propres démons, a su insuffler une lumière dans ma vie.
La renaissance, dans ce poème, n’est pas linéaire. Elle est marquée par des contradictions : un amour qui sauve mais qui blesse, une protection qui sépare mais qui guérit. Cette ambivalence reflète la réalité de certaines relations humaines, où même la douleur peut porter en elle des graines d’espoir.
Enfin, ce texte exprime ma gratitude : envers cette personne pour son rôle essentiel dans mon cheminement, et envers ceux qui ont su intervenir pour me protéger. J’ai voulu montrer que la renaissance n’est jamais le fruit d’une seule force, mais d’un réseau d’êtres et de moments qui, ensemble, permettent de retrouver la lumière.
"Renaissance De et Dans l’Enfer" est mon témoignage de la beauté complexe de la résilience humaine, où même dans l’enfer, il est possible de trouver des flammes qui réchauffent et illuminent. C’est un cri d’amour, de pardon, et d’espoir.