Maman
Maman, Je devrais pouvoir parler de toi, Mais les mots se bloquent, lourds et pesants. Ils restent figés, prisonniers dans ma gorge, Et dans mes yeux, un brouillard me submerge. Chaque pensée de toi me fait vaciller, Les souvenirs reviennent et me brûlent. Les larmes me font de l’œil, sournoises et lentes, Mon cœur se serre, silencieux, haletant. Si j’essaie de parler, la voix se perd, Comme un vent qui fuit, emportant l’air. Ton nom est enraciné au fond de mon cœur, Écho doux-amer que mon âme élève. Je devrais pouvoir dire tout ce que je ressens, Mais le silence, obstiné, garde mon secret. Et quand la plume tremble au bout de mes doigts, Le silence m’enserre, encore une fois. Pardon, mais je ne peux pas, je n’y arrive pas. Trop de maux, trop de mots pour dire ce qui nous unit. Un amour puissant, mêlé de rage, Et pourtant, je ne t’en veux pas - je n’y arrive pas. Je n’ai jamais réussi à t’en vouloir, J’ai seulement essayé que tu m’aimes. Laetitia Bouchereau - Publié le, 13 octobre 2025 Copyright © 2025, Tous Droits Réservés.
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Poèmes mis à jour le : 09/01/2026 17:13:43
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Ici, les mots vivent, mais ne s’emportent pas ailleurs.
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