Ce texte, je l’ai écrit avec une profonde tristesse mêlée d’espérance. Il est né d’un besoin de dire, de poser des mots sur une fracture que je ressens dans le pays qui m’a vue naître. Ce pays, que j’aime de toutes mes forces, me semble aujourd’hui égaré. J’y vois monter la violence, la méfiance, les jugements hâtifs, alors que c’est ici que sont censées vibrer les valeurs de liberté, d’égalité et surtout... de fraternité.
Je n’accuse personne, mais je nous interroge toutes et tous. Où sont passées nos valeurs humaines ? Notre capacité à tendre la main, à écouter, à reconnaître l’autre comme un semblable et non comme une menace ? Chaque individu est co-créateur de la société dans laquelle il vit. Ce n’est pas un gouvernement lointain ou des règles abstraites qui définissent notre quotidien, mais bien nos gestes, nos paroles, nos choix.
Alors, j’ai voulu rappeler une règle simple, universelle, qu’on apprend souvent enfant mais qu’on oublie trop vite une fois adulte : "Ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qu’on te fasse." Elle semble naïve, mais elle est d’une puissance rare. Si chacun la vivait sincèrement, nos rues, nos foyers, nos débats seraient transformés.
Oui, je suis parfois découragée. Mon cœur se serre devant certaines scènes, certaines paroles. Mais je refuse de céder au désespoir. Je crois en la lumière, en l’humain, en notre capacité à retrouver le chemin du lien. Ce poème est un cri, mais aussi une prière : que l’amour circule à nouveau. Que chacun devienne le berger d’un monde plus doux.
Merci à celles et ceux qui prendront le temps de lire, de réfléchir, peut-être même de partager... ou simplement d’agir, à leur façon.