Quand j’ai écrit ce poème, j’ai voulu que « Namasté » devienne bien plus qu’un mot. Pour moi, c’est une prière silencieuse, une reconnaissance de l’autre dans sa lumière, sa profondeur, son humanité. C’est à l’aube de cette conscience, quand les illusions se dissipent, que ce mot prend toute sa puissance. Je l’imagine comme un souffle ancien, presque sacré, qui traverse les âges et relie les âmes.
Je vois en lui un pont lumineux entre les êtres, une passerelle invisible qui dépasse les barrières du langage. Il incarne le respect profond, la paix offerte sans condition. Il est cette salutation divine, pure et vibrante, qu’on adresse avec humilité.
J’ai voulu peindre l’image de deux mains jointes, comme une offrande simple, mais chargée de sens. Dans ce geste, c’est tout l’univers qui circule. Il suffit d’un regard sincère, d’un instant de présence, pour que le miracle de la reconnaissance mutuelle se produise.
Pour moi, « Namasté » est comme une musique douce portée par le vent, une mélodie d’amour qui n’a ni début ni fin. C’est une vibration qui apaise, unit et guérit, une promesse discrète que l’on peut ressentir quand on se laisse toucher.
Il rappelle à chacun cette part sacrée que nous portons, même dans le silence. Dans cette paix intérieure, loin du bruit du monde, « Namasté » devient une étoile : il éclaire doucement, il invite à la beauté, à la profondeur de l’être.
Enfin, dans la souffrance humaine, il recueille la peine et la transforme, comme une caresse invisible. Il est ce chant qui console, cette brise qui calme. Même à la fin du jour, quand tout semble sombrer, il reste : une lumière constante, un souffle éternel qui nous ramène à l’essentiel – notre humanité partagée